Protocole

Protocole n°1

Le groupe "Mammifères" s'est concentré sur 2 objectifs :

  • l'inventaire des petits mammifères
  • l'inventaire des grands mammifères

année de réalisation : 2013, 2014

1. Inventaire des micromammifères

L’échantillonnage des micromammifères a été réalisé par piégeage à l’aide de cages non vulnérantes (ne tuant ni ne blessant les individus). Les pièges sont appâtés à l’aide de graines, lardons et pommes. Ceux-ci sont disposés selon le protocole de piégeage en ligne de Spitz (1969), c’est-à-dire un piège tous les 3m sur une ligne de 100 ou 150m. Toutefois, par manque de pièges, la ligne n’a pu être réalisée que sur 87m mais la récurrence des pièges restait la même. Chaque session de piégeage a duré trois jours, un relevé étant assuré tous les jours afin de déterminer les individus capturés puis de les relâcher.

Les lignes ont été apposées dans cinq grands types de milieux ; ripisylve (boisement en bordure du Lez), champ, garrigue sous pineraie, bois de chênes pubescents, et futaie de peupliers noirs.

Les micromammifères peuvent également être inventoriés par analyse des ossements présents dans les pelotes de réjection de rapaces nocturnes. En effet, ces prédateurs consomment des micromammifères puis rejettent les poils et ossements, qu’ils ne peuvent digérer, dans une sorte de boulette de poils et os. L’analyse des crânes, et notamment des dents ainsi récoltées, permet donc de recenser les espèces présentes. Toutefois, en l’absence de chouette effraie (Tyto alba) sur la commune, espèce pour laquelle il est très facile de récolter les pelotes, et compte tenu de la difficulté à trouver des pelotes d’autres rapaces nocturnes présents à Montferriez-sur-Lez (chouette hulotte, Strix aluco, notamment), nous avons dû nous limiter à la méthode de piégeage, beaucoup moins productive de façon générale.

2. Inventaire des grands mammifères

Les grands mammifères ont été recensés principalement par la méthode du piégeage photographique. Cette méthode consiste à apposer un piège photographique, prévu à cet effet, sur un arbre, devant un passage supposé de la grande faune (coulée par exemple). Le piège peut être laissé de plusieurs jours à plusieurs semaines. Un capteur de mouvement détecte le passage d’animaux (le plus souvent de nuit), et déclenche alors une série de photos faites à l’aide d’une lumière infrarouge (aucun flash n’est employé pour ne pas effrayer les animaux). L’appareil photo est relevé après la session de piégeage et les photos de la carte mémoire sont ensuite analysées pour noter les différentes espèces photographiées.

Les mammifères ont également été recensés par observation directe et par l’étude d’indices de présence. Dans ce dernier cas, des traces de pattes, des fèces, des restes d’aliments (cônes de pins…) ou encore des frottoirs (arbres contre lesquelles les grands mammifères se frottent pour se débarrasser de leurs parasites avec de la boue) sont étudiés et permettent de désigner l’espèce à l’origine de l’indice.