Protocole

Le groupe « chiroptérologie » avait plusieurs objectifs :

  • Réaliser la liste d’espèces
  • Repérer les potentiels gites de chauve-souris
  • Sensibiliser les habitants

1. Réalisation de la liste d’espèces

Si l’oreille humaine perçoit les ondes sonores entre 20 et 20 000 Hertz, les chauves-souris émettent des signaux d’écholocation entre 8 000 et 150 000 Hertz. Lors d’un inventaire chiroptérologique, il est donc nécessaire d’utiliser un appareil permettant de retranscrire les ultrasons en sons audibles. Afin d’inventorier les espèces présentes sur la commune, les étudiants ont réalisé des points d’écoute avec un enregistreur et deux types de détecteurs :

  • EM3 : détecteur à expansion de temps
  • Pettersson D240X : détecteur hétérodyne et expansion de temps

Ces deux détecteurs vont être comparés afin de savoir si l’on contacte les mêmes espèces, selon qu’on utilise l’un ou l’autre. Le Pettersson D240X permet une identification directe au moment du contact et/ou un enregistrement pour une analyse postérieure. L’EM3 effectue un enregistrement constant pendant les 20 minutes d’écoute et nécessite une analyse après la phase de terrain.

Chaque commune est divisée en mailles de 500m par 500m. Les étudiants ont enregistré un point d’écoute de 20 minutes par maille avec chaque détecteur. Les enregistrements réalisés avec l’EM3 ont été analysés à l’aide de 4 logiciels :

  • Analook : pour trier les sons
  • BatSound : pour identifier les espèces
  • WAC2WAV et Kaléidoscope : pour le découpage des sons et la division des fréquences par 10

Les bandes sons ont été découpées toutes les 5 secondes ; 5 secondes correspondant à 1 contact. Afin de déterminer les espèces, les étudiants ont utilisé la méthode naturaliste d’identification acoustique des chiroptères, développée en Europe par Michel BARATAUD.

Photo des 2 détecteurs + exemple de graphe à venir !

2. Prospection des potentiels gites de chiroptères

Les étudiants prospectent les bâtiments publics et privés (avec autorisation) afin de répertorier les gites potentiels de chauves-souris. Pour cela, ils se basent sur des indices de présence : traces d’urine, restes d’insectes, guano (excréments de chauves-souris), individus morts.    

Photo de guano et d'indices à venir

3. Sensibilisation

De par leur aspect insolite et leur mode de vie nocturne généralement méconnu, les chauves-souris jouissent souvent d’une mauvaise réputation. Victimes d’idées reçues, elles sont pourtant toutes protégées sur le territoire français.

Afin de sensibiliser les riverains et pour leur permettre de participer à la préservation de ces espèces, les étudiants ont distribués des flyers dans les commerces et points d’information de la commune. Ces tracts invitent les habitants à repérer les potentiels gites de chauves-souris chez eux (vieilles bâtisses, caves, etc) et à contacter l’association ARTIO afin de permettre l’accès de ces zones aux étudiants.

Photo du flyers à venir !

Bibliographie

Barataud, M. 2012. Ecologie acoustique des chiroptères d’Europe. Identification des espèces, études de leurs habitats et comportements de chasse. Biotope, Mèze ; Muséum national d’histoire naturelle, Paris (collection Inventaires et biodiversité), 344 p.